Je n'en vois pas la fin

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    debe33

    Messages : 15
    31032013

    Je n'en vois pas la fin

    Message  debe33

    Le 25 nov dernier, le ciel s'est abattu sur ma tête. Ma conjointe depuis presque 7 ans, m'annonce qu'elle ne veut plus continuer notre relation et ce sans trop d'explication. Etant donné que nous avions acheté la maison ensemble, elle veut racheter ma part et me demande de m'en aller. Puisqu'elle est la mère de 2 adolescents, elle "décide" que c'est plus facile pour moi de me relocaliser ailleurs. En apprenant cette nouvelle, je me suis senti tellement détruit que je lui ai vendu ma part de la maison à un prix ridicule en pensant pouvoir passer à autre chose. J'étais conscient que je perdais beaucoup d'argent mais j'avais tellement mal que j'était prêt à accepter n'importe quoi pour acheter la paix. Erreur! A partir du moment où la vente à été finalisé, elle s'est mis à me traiter comme de la *****. Elle m'a envoyé une lettre disant qu'elle me donnait un mois pour venir chercher mes meubles et elle ne voulait plus que je lui téléphone.

    Durant toutes ces années qu'a duré notre relation, c'est moi qui payait la majorité des comptes. Je le faisait parce que je considérais que c'était ma famille et je trouvais normal de payer pour ma famille. De plus, étant donné qu'elle occupait un poste d'infirmière de soirée, c'est moi qui ai vu aux devoirs et leçons de ses 2 garçons et c'est moi qui s'occupais de la discipline. (chose qu'elle n'était pas capable de faire).

    Au fil des années,avec le plus jeune de ses garçons, j'avais développé une telle complicité que je considérais cet enfant comme mon propre fils. Nous étions toujours ensembles et j'assistais à tous ses matchs des nombreux sports qu'il pratiquait. J'aimais profondément cette femme et j'aurais fait n'importe quoi pour pouvoir lui faire plaisir et je m'efforçais de lui rendre les tâches ménagères plus facile en en faisant le plus possible, en soirée en attendant qu'elle revienne du travail.

    Elle et moi, pratiquions plusieurs activités de sports et de plein-air que nous avions en commun. Je considérais cette relation comme la meilleure réalisation de ma vie. Belle femme, belle maison et un garçon que j'adorais. Le hic! L'ainé de ses fils. Avec lui, depuis le tout début ça été difficile. Il avait de la difficulté à m'accepter malgré mes efforts. A 13 ans, il a échoué tous ses cours en sec.3 et il se tenait avec des amis peu recommandables. Il ne voulait pas aller à l'école, voulait jouer au Playstation pendant la nuit, ne rentrait jamais à l'heure, toujours vouloir inviter ses amis à coucher ou à souper à la maison, demandait toujours de l'argent et ne voulait rien faire pour le mériter. Je trouvais sa mère trop permissive mais je ne voulais pas m'en mêler, j'ai donc commencé à l'ignorer en me disant "il va avoir 16 ans, ou ben il va se replacer ou ben il va finir par s'en aller". Je pense que c'est à partir de ce moment que ma conjointe a commencé à faire son plan dans sa tête pour se débarrasser de moi en choisissant son garçon et en me supprimant. Du moins, c'est la version la plus plausible que j'ai pu comprendre étant donné que je n'ai pas eu d'explication véritable. Je sentais bien en 2012, que son comportement avait changé; elle ne me parlait plus comme avant, elle avait des sautes d'humeur et sexuellement, elle n'était plus la même. Avait-elle quelqu'un de nouveau dans sa vie, je ne sais pas mais je ne pense pas mais ça expliquerait beaucoup de chose. J'aurais du me douter que quelque chose clochait mais je m'ettais cela sur le fait qu'elle s'inquiétait de son ainé et du fait de l'augmentation de sa charge de travail à l'hopital.

    Je n'ai jamais rien vu venir mais le coup a été si dur à encaisser que j'ai été 3 mois sans dormir. Bien entendu j'ai été mis en arrêt de travail et je n'ai toujours pas repris à temps complet. Je consulte une psychologue ainsi qu'un psychiatre mais plus le temps passe et plus mal je me sens. Même après 4 mois, je pleure régulièrement. Je me sens incapable de faire le deuil de ma relation avec elle et ce même si elle n'a démontré AUCUNE reconnaissance pour tout ce que j'ai pu faire pour elle et ses enfants durant ces 7 ans. J'ai au moins des amis de couple qui eux m'ont dit que j'avais vraiment tout donné et qu'eux ils en étaient conscients. J'ai également un second deuil à faire, soit avec le plus jeune qui ne semble plus trop savoir quoi faire, il ne veut pas trahir sa mère donc il ne m'appelle pas. Finalement je dois tenter de me refaire une estime de moi détruite complètement par le rejet et aussi par le fait que je m'en veux de lui avoir laissé la maison sans lui faire de difficulté. Une maison que c'est moi qui payais en plus! Je m'en veux et je me sens très mal aujourd'hui d'avoir été si naif et cela contribue à mon mal-être.

    Aujourd'hui, j'habite un 4 1/2, plus rien ne m'intéresse, je suis incapable de voir du positif face à l'avenir, tous mes projets de retraite avec elle sont totalement fracassés. Je souhaiterais être mort depuis un an, de cette façon, je n'aurais pas eu à vivre toute cette marde-là.

    Je ne sais vraiment plus à quel saint me vouer, on dirait que je ne m'en sortirai jamais. Ça me fait peur!

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    Message le Lun 1 Avr - 23:52  Laurent

    Bonjour debe33 et bienvenue sur le Forum,

    Je suis désolé pour les pertes et deuils que tu dois subir. Tes symptômes ont l'air assez sévères. Trois mois sans sommeil je peux à peine imaginer. Je te félicite de consulter une psychologue et un psychiatre. C'est déjà un signe que tu veux aller mieux, et que tu acceptes que tu as besoin d'aide. C'est très courageux. Le deuil demande un cheminement, il y a plusieurs étapes à franchir, qui peuvent être plus ou moins longue. Il faut une bonne dose de patience.

    Message le Mer 3 Avr - 18:58  debe33

    He oui, c'est ce que les thérapeutes n'arrêtent pas de me dire: La solution, c'est le temps. Sauf que durant que le temps passe je souffre en sacrement. Je suis comme incapable d'accepter la situation. J'ai comme le sentiment que ma vie est détruite à tout jamais et que plus rien de bon ne pourra arriver. Il m'est comme impossible d'imaginer être capable d'aimer quelqu'un à nouveau car je me sens totalement mort à l'intérieur et ce, sans mentionner que j'aurai énormément de difficulté à faire confiance à nouveau. Egalement, la lourdeur de la solitude me frappe comme jamais moi qui pourtant, a toujours réussi à me relever des coups durs, mais cette fois on dirait que je n'ai pas le contrôle de la situation et je sens que je fais du sur place. Je n'ai plus de solution et la psychothérapie ne semble pas donner de résultat, du moins pas aussi rapidement que je le souhaiterais. J'ai vraiment l'impression que je ne m'en sortirai jamais!

    Message le Lun 23 Sep - 13:03  debe33

    Dix mois plus tard, je vais toujours aussi mal. Le suicide n'est pas la solution. Avec le recul, je n'en suis pas tout à fait certain. Si j'avais posé ce geste, cela m'aurait épargné 10 mois de souffrance, de déception, de tristesse, de rage et de malchance que j'ai eu à subir au cours de cette période. En fait, pas grand chose de positif. Anyway, depuis le 25 novembre 2012, je ne vis plus, je ne fais que survivre. Je suis certain que plusieurs personnes comprennent ce que je ressent.

    Message le Mer 25 Sep - 0:45  calvasse

    Ouais je te comprend debe quand tu dit que tu survis au lieu de vivre, j'ai l'impression d'avoir perdu les 3 dernieres année de ma vie comme ca. . On tombe en mode survie quand tout ce qu'on fait c'est s'enfermer sur soi-meme. Faire que manger travailler et dormir c'est bon pour l'économie, mais pourri pour le moral . Si tu aurais posé ce geste il y a 10mois, oui ca t'aurais éviter de souffrir, mais ca t'aurais enlever la chance de te sortir de cette dépression la et d'aller mieux. C'est le monde qui t'aime qui auraient souffert Sad

    La meilleure facon de sortir d'une phase comme ca selon moi, c'est de recommencer a faire des activités, faire de nouvelles rencontres et recommencer tranquillement pas vite a faire confiance au monde meme si ca te tente pas. Tu fais quoi comme activités c'est temps-ci ?

    Message le Mer 25 Sep - 20:31  debe33

    Merci pour ton message Calvasse. Ça me touche beaucoup de voir que quelqu'un ait pris la peine de lire mon histoire et de prendre le temps de m'envoyer un petit mot. Merci!

    J'ai passé les 6 dernières semaines à rester à l'appart à ne rien faire. En effet, au début du mois d'août, je me suis planté en vélo. Résultat: fracture d'une partie du fémur droit. Heureusement pas d'opération ni de plâtre mais obligation de cesser de marcher. Ça fait partie des malchances que j'ai eu à subir au cours des derniers mois. J'ai repris le travail hier. C'est un peu sensible mais ça peut aller. Donc pour l'instant aucune activité mais je prévois retourner au gym d'ici un mois sinon je vais virer fou!

    Toi, comment ça va?

    Message le Jeu 26 Sep - 22:11  calvasse

    Pas de trouble mon gars! Bin c'est déjà bon signe que tu sois motivé a recommencé l'entrainement! Si au moins j'étais aussi motivé que toi pour arrêter de fumer -_- Mais bon ca s'en vient . Ouin c'est pas mal dur faire des activités avec un fémur peter. De mon coté ca va bien , mais faut pas que je lâche ma médication parce que je retombe bas :s Je prévois recommencer a jouer au soccer , mais cigarette + soccer c'est vraiment pas un bon mélange. J'ai un bon boutte a faire pour me rendre la !!

    Message le Dim 8 Déc - 21:13  debe33

    Je me demande souvent ce que je vais devenir. Je souhaiterais tellement m'endormir et ne plus me réveiller. J'ai tellement le sentiment d'avoir été manipulé durant de nombreuses années et qu'elle s'est servie de moi que ça me détruit à l'intérieur. J'ai été jeté comme on jette une vieille paire de bas, pas plus de sentiment que ça! Après tout ce que j'ai pu faire pour elle et ses enfants ça m'arrache le cœur. Pourquoi tant de méchanceté et de froideur? J'ai le sentiment que tant que je n'aurai pas une réponse à cette question, je ne pourrai pas passer à autre chose. Je me sens comme dans un cul-de-sac car d'un côté je souhaiterais rencontrer quelqu'un qui m'aimerait et avec qui je pourrais partager - il me semble que ça me permettrait de sourire à nouveau - mais d'un autre côté, j'ai tellement été trahis qu'il me semble que jamais plus je n'aurai la force de m'investir dans une relation nouvelle.

    Message le Mer 25 Déc - 17:50  debe33

    Chaque jour est pareil aux précédents.  Même Noel!  J'ai tellement le sentiment de perdre mon temps, que le temps file et que moi je suis "stallé" là, que ça m'écoeure au plus haut point.  Mais on dirait que je ne sais pas comment réagir.  Je suis complètement détruit et je ne vois pas comment je serai capable de me reconstruire.  Avant, j'avais toujours hâte de sortir du travail pour m'en aller chez-moi, à la maison.  Maintenant, j'étire toujours le temps avant de quitter et je vais prendre un café en lisant le journal pour éviter de m'en aller à l'appart car ce n'est pas "chez-moi".  Quand je rentre et que je ferme la porte, c'est comme si je pénétrais en enfer tellement je souffre.  Chez-moi, c'était à la maison avec ma conjointe et les enfants.  Je me suis tellement donné à fond dans cette relation, j'ai tellement investi, amoureusement, émotionnellement, financièrement et pourtant je me suis fait rejeter de façon méchante et injuste, que je me dis que moi, je ne doit pas valoir grand'chose hein?  Sad   Je sais que je passe pour le gentil dans cette histoire et qu'elle, elle passe pour la méchante car on a pas sa version.  (en passant, j'aimerais ben ça, moi aussi, l'avoir sa version)  Peu importe, car moi je sais l'enfer dans lequel je vis et je n'avais pas mérité ça!
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    Message le Mer 18 Juin - 16:26  Knowall

    Coucou

    j'ai lut ton histoire qui m'a touché... Si tu passe encore aujourd'hui ici, comment vas-tu, tu emmerge un peu ?

    Message le Mer 13 Aoû - 11:44  ethelle

    Souffrir et encore souffrir.

    On m'a dit que pour arrêter de souffrir, il faut accepter sa souffrance, la regarder et arrêter de vouloir l'apaiser à tout prix.

    Message le Lun 29 Sep - 18:59  debe33

    Ce soir je me demande vraiment ce qui me retient d'aller me jeter en avant du train. Ma vie est un enfer, je ne retire aucun plaisir des choses que je fais et j'ai de moins en moins envie d'en faire. Moi qui a toujours été actif, j'ai perdu le goût de bouger. Tout ce que je fais, c'est de me culpabiliser et ça me torture effroyablement. Quand on veut toujours être parfait, la culpabilisation n'est jamais bien loin même si je suis conscient que je me suis investi à fond tout au long de la relation. Elle voulait qu'on se marie, pourquoi je n'ai pas dis oui? Elle voulait qu'on aie un enfant, pourquoi j'ai pas dis oui? Est-ce que cela aurait changé quelque chose? J'aurais dû essayer de me rapprocher de son plus vieux au lieu de rester campé sur mes positions même s'il avait un comportement de marde. J'aurais dû essayer d'être aussi amical avec lui que je l'étais avec son frère au lieu de le critiquer pour ses mauvais coups.

    Je m'en veux tellement aussi de m'être comporté comme un ostie de pissou et d'être parti en laissant tout comme un enfant qu'on envoie en punition parce que j'aimais tellement Madame que je ne voulais pas lui faire la guerre. Ben calisse qu'elle doit être morte de rire aujourd'hui en voyant comment ça été facile de me manipuler et de tout garder comme si c'était normal et en ne voulant donner aucune explication.

    Je me sens comme le gars qui a un couteau dans le cœur et ça fait mal en sacrement pis chus pas capable de l'enlever l'ostie de couteau. Pis le monde me dit "pense à d'autres choses, fais toi plaisir, le hasard n'existe pas, le temps fini par arranger les choses, etc" Mais moi je dis quand t'as un couteau dans le cœur qui te brûle le chest en permanence, tu te calisse ben de la couleur des rideaux, de savoir si il va faire beau demain ou qui devrait être capitaine du CH. Ce que tu veux, c'est arrêter d'avoir mal.

    Je ne me reconnais plus du tout, je ne sais plus où me garrocher et je me demande comment ça pourrait changer.

    Je voulais effacer tout ce texte, mais non, je le laisse là car c'est vraiment comme ça que je me sens mais je tiens à m'excuser de toute cette négativité.

    Message le Mer 1 Oct - 10:44  ethelle

    debe33 a écrit:Ce soir je me demande vraiment ce qui me retient d'aller me jeter en avant du train.  Ma vie est un enfer, je ne retire aucun plaisir des choses que je fais et j'ai de moins en moins envie d'en faire.  Moi qui a toujours été actif, j'ai perdu le goût de bouger.  Tout ce que je fais, c'est de me culpabiliser et ça me torture effroyablement.  Quand on veut toujours être parfait, la culpabilisation n'est jamais bien loin même si je suis conscient que je me suis investi à fond tout au long de la relation.  Elle voulait qu'on se marie, pourquoi je n'ai pas dis oui?  Elle voulait qu'on aie un enfant, pourquoi j'ai pas dis oui? Est-ce que cela aurait changé quelque chose?  J'aurais dû essayer de me rapprocher de son plus vieux au lieu de rester campé sur mes positions même s'il avait un comportement de marde.  J'aurais dû essayer d'être aussi amical avec lui que je l'étais avec son frère au lieu de le critiquer pour ses mauvais coups.  

    Je m'en veux tellement aussi de m'être comporté comme un ostie de pissou et d'être parti en laissant tout comme un enfant qu'on envoie en punition parce que j'aimais tellement Madame que je ne voulais pas lui faire la guerre.  Ben calisse qu'elle doit être morte de rire aujourd'hui en voyant comment ça été facile de me manipuler et de tout garder comme si c'était normal et en ne voulant donner aucune explication.

    Je me sens comme le gars qui a un couteau dans le cœur et ça fait mal en sacrement pis chus pas capable de l'enlever l'ostie de couteau.  Pis le monde me dit "pense à d'autres choses, fais toi plaisir, le hasard n'existe pas, le temps fini par arranger les choses, etc"  Mais moi je dis quand t'as un couteau dans le cœur qui te brûle le chest en permanence, tu te calisse ben de la couleur des rideaux, de savoir si il va faire beau demain ou qui devrait être capitaine du CH.  Ce que tu veux, c'est arrêter d'avoir mal.

    Je ne me reconnais plus du tout, je ne sais plus où me garrocher et je me demande comment ça pourrait changer.  

    Je voulais effacer tout ce texte, mais non, je le laisse là car c'est vraiment comme ça que je me sens mais je tiens à m'excuser de toute cette négativité.

    Je pense que je peux comprendre la douleur que tu ressens. Je te dirais que moi la seule manière que j'ai réussi à aller mieux, c'est en faisant tout ce que je pouvais sur le moment pour aller mieux. Voir un médecin, un psychologue, prendre des médicaments, lire des textes sur le lâcher prise et accepter la réalité, accepter sa souffrance et l'accueillir. Beaucoup de patience, comprendre que ça passera à force et se voir comme étant malade, une longue grippe qui passera.

    Accepter le changement, méditer sur le changement. Comprendre sa douleur à la place de la refuser... C'est ce refus qui fait souffrir. Du moins, c'est ce que j'ai lu. Des fois j'avais des crises intenses de douleur, vraiment insupportable et c'est là que j'ai dû la confronter et ça m'avait permis d'avoir quelques heures de répit mais inévitablement, c'est revenu, un vrai parcours du combattant mais ça passe. Je peux te le dire, il faut faire du mieux qu'on peut pour s'en sortir.

    Écris si ça te fait du bien, je vais te lire. Courages.

    Message le Mar 21 Oct - 23:06  debe33

    Criss qu'à soir j'en mène pas large! J'comprend tellement ceux qui mettent fin a leurs jours. Ça me fait chier, je suis en santé, je suis en pleine forme, j'ai un bon travail mais je me sens tellement malheureux que je n'en profite pas. Je me sens comme un millionnaire qui serait perdu sur une île déserte!

    Le pire c'est que je ne vois pas comment ça pourrait changer. Pis ça, ça me fait peur en tabar...parce que à un moment donné, j'en pourrai plus. Je trouve que j'ai pas ben ben de solution. C'est sûr que si je rencontrais une femme avec laquelle j'aurais beaucoup d'affinités et qui, en plus correspondais au genre de femmes qui m'attire, he ben je pense que là je revivrais. Que voulez-vous, je suis fait de même, moi. Vivre pour moi-même, ça ne m'intéresse pas. Mais ça, ça implique que 1) il faut que je réussisse à la trouver et que 2) il faut que elle, elle soit intéressé par un gars comme moi pis 3) j'ai pas le choix dans tout l'ensemble du Québec! En plus, moi je suis ben loin du Brad Pitt! Ça fait que je commence à trouver que l'entonnoir "y" rétrécit!

    L'autre solution, c'est que je me retrouve avec quelques millions dans les poches. Remarquez que je ne serais pas plus heureux, c'est juste que je pourrais choisir mon malheur! Me semble que quand t'as plus de limite à tes projets, tu te dis bon aussi ben en profiter et en faire profiter d'autres. Mais là, l'entonnoir yé encore plus petit!

    Ça fait qui reste quoi? Dire qu'avant, moi, ça prenait pas grand chose pour faire mon p'tit bonheur. J'en demandais vraiment pas beaucoup. Mais là, depuis qu'elle a détruit tout mon univers, on dirait qu'elle a détruit également la p'tite étincelle qui était au plus profond de mon être. Pis là, comment je vais faire pour la rallumer? Je ne le sais vraiment pas.

    Message le Jeu 23 Oct - 8:37  ethelle

    debe33 a écrit:Criss qu'à soir j'en mène pas large!  J'comprend tellement ceux qui mettent fin a leurs jours.  Ça me fait chier, je suis en santé, je suis en pleine forme, j'ai un bon travail mais je me sens tellement malheureux que je n'en profite pas.  Je me sens comme un millionnaire qui serait perdu sur une île déserte!

    C'est ça qui est spécial avec la dépression, ce qui semble un très gros problème pour toi, ne l'est pas pour moi et vice-versa. Ce qui nous permet de voir que ce n'est que l'état d'esprit dans lequel on est qui change tout.

    Moi, je vais mieux, j'ai des bas parfois mais ça ne dure pas en permanence donc, je peux enfin vivre comme tu le dis. Pour cela, j'ai fait ce que je pouvais alors que rien ne me laissait présager que j'allais aller mieux. Je me suis vu comme une personne malade et je l'ai accepté. J'ai passé au travers.

    Quand tu regardes ta vie, même si tu en as pas envie (sur le moment), fais-tu tout ce que tu peux dans la mesure du possible pour aller mieux?

    Tu me parlais de femmes, d'argent... S'inscrire à des sites de rencontre, ça peut aider. Je ne dis pas que c'est la solution.. Je ne sais pas ce que tu vis. L'argent... suivre une thérapie, ça aide, si tes expériences précédentes ont été de mauvaises augures, tu pourrais essayer un autre thérapeuthe? Je ne sais pas. Il y a des voyages organisés pour les gens seuls, des voyages sportifs où les gens ne sont pas toujours accompagnés, etc. Je comprends, si tu en as pas du tout envie, c'est souvent un symptôme de la dépression. Moi, je me mettais aucune pression, si ça me tentait pas, je le faisais pas, je me pardonnais mais je me forçais pour faire quelque chose que j'aime, ne serait-ce que me reposer en écoutant un film. Même si la plupart du temps je n'arrivais pas à l'écouter car, mon esprit trouvait le moyen de penser et je souffrais mais je le faisais. C'est un combat perpétuel pour s'en sortir, entk, ce l'était pour moi. Je ne le regrette pas, on est tellement bien quand on va bien, on l'apprécie encore plus parce qu'on sait que ce n'est pas nécessairement un acquis comme la santé physique.
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    Message le Jeu 23 Oct - 10:16  Laurent

    debe33 a écrit:Vivre pour moi-même, ça ne m'intéresse pas.

    Il y a une différence entre vivre pour soi-même et être bien avec soi-même. Etre en couple ne permet pas de devenir bien avec soi-même. Ça demande un travail personnel. Si on a besoin d'être en couple pour revivre, c'est qu'il y a un problème plus profond. Personnellement, je considère qu'il vaut mieux chercher un conjoint une fois qu'on est bien avec soi-même. Un conjoint n'est pas un thérapeute ou infirmière. Ce n'est pas sa responsabilité de faire sortir du trou l'autre personne. Je vais dans le même sens que ethelle en suggérant de consulter un thérapeute.

    Message le Jeu 23 Oct - 22:11  debe33

    Le problème avec moi, c'est que je ne suis pas sûr pantoute que je vis une dépression même si j'en ai tous les symptômes.  Je travaille dans le domaine médical, dans un département où il y a beaucoup de stress, ben malgré toute ma tristesse quotidienne, malgré mon peu de sommeil, je dirais que c'est encore moi le meilleur et le plus efficace du groupe.    

    Je pense plutôt que mon problème c'est que j'ai toujours été très compétitif et que je n'accepte pas la défaite.  Pis là, j'ai mangé une calisse de volée pis je ne l'avais pas vu venir!  Ça fait que je pense que cela a réveillé des blessures très profondes du passé.  Je ne pense pas que je cherche quelqu'un pour m'aider à me relever.  C'est juste que j'ai un type de personnalité qui a besoin de son "âme sœur".  Parce que c'est bien certain que je ne prendrais pas la première venue sinon cela ferait longtemps que ça serait réglé.  Non, ça me prend celle qui me complète, celle avec qui je veux tout partager.

    Des thérapeutes, j'en ai rencontré plein.  Ils/Elles sont ben fins mais tout ce qu'ils me disent, je le sais déjà.  Je me connais, je sais mes points forts et mes faiblesses.  Pis je suis ben conscient que pleins d'autres personnes ayant vécus la même situation que moi auraient tourné la page depuis longtemps et seraient passé à autre chose.  Ben ces gens là, je les envie parce que moi, tant que je n'aurai pas le sentiment d'avoir retrouvé l'équivalent de ce que j'ai perdu, je ne serai pas capable d'avancer ou plutôt, je ne me permettrai pas d'avancer.  Chus vraiment mal fait de ce côté là!

    Mais c'est vrai ce que tu dis Laurent, je n'ai jamais été bien avec moi-même.  Je n'ai jamais accepté mes faiblesses et mes défauts physiques.  Mais quand je réussi à me retrouver en couple avec quelqu'un que j'admire et dont je suis fier, c'est un peu comme si je me sentais digne d'être accepté et aimé malgré tout.  C'est un peu aussi comme si j'obtenais mon "diplôme" qui prouve aux autres que j'en vaut la peine.  Ça fait que quand on m'enlève mon "diplôme" c'est un peu comme si j'avais la preuve que je n'en vaut pas la peine, comme si j'étais quelqu'un d'inintéressant.  Ça fait que quand tu te sens comme ça, tu te demandes si ça vaut la peine de passer des journées à se casser le cul pour continuer à avancer dans la vie pour en arriver on ne sait où finalement.

    Bon, assez d'auto-psychanalyse pour ce soir!
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    Message le Dim 26 Oct - 18:39  Laurent

    debe33 a écrit:c'est un peu comme si je me sentais digne d'être accepté et aimé malgré tout.  C'est un peu aussi comme si j'obtenais mon "diplôme" qui prouve aux autres que j'en vaut la peine.  Ça fait que quand on m'enlève mon "diplôme" c'est un peu comme si j'avais la preuve que je n'en vaut pas la peine, comme si j'étais quelqu'un d'inintéressant.

    L'estime de soi peut recevoir un boost artificiel, mais la relation de couple va nécessairement être plombée. Un conjoint avec le moindrement d'empathie va ressentir le manque d'estime de soi chez l'autre, qu'on le veuille ou non. Ça ressort dans ce qu'on dit, dans ce qu'on fait, sans qu'on s'en rendre compte.

    Message le Jeu 30 Oct - 10:53  ethelle

    debe33 a écrit:Le problème avec moi, c'est que je ne suis pas sûr pantoute que je vis une dépression même si j'en ai tous les symptômes.  Je travaille dans le domaine médical, dans un département où il y a beaucoup de stress, ben malgré toute ma tristesse quotidienne, malgré mon peu de sommeil, je dirais que c'est encore moi le meilleur et le plus efficace du groupe.    

    Tu n'es pas sûr que tu fais une dépression mais tu as tous les symptômes? Pourquoi j'ai tous les symptômes si je ne fais pas de dépression? J'imagine que c'est un cheminement que tu dois faire par toi-même, c'est-à-dire, d'accepter que tu pourrais être malade? D'accepter de te faire aider? Je pense que c'est à la base de la guérison.

    Je te lis et moi aussi, quand tu parles de séparation, ça me fait automatiquement souffrir, une douleur intense et incontrôlable. Pourtant je vais mieux. Je travaille, je ris, je mange, etc.

    Comme tu le dis, ça doit être plus profond. Trouver quelqu'un c'est facile... alors pourquoi je souffre autant, pourquoi ça me rend malade... ? Pourquoi c'est si compliqué alors que ça pourrait être si simple? ...



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